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Restauration de la statue de la vierge

Restauration de la statue de la Vierge sauvée de la destruction de "l'Accueil Saint-Jean-Baptiste" de COUBRON et souvenirs de l'Accueil Saint-Jean-Baptiste

Compte tenu de l’attachement des paroissiens qui se sont investis dans ces locaux pendant de nombreuses années nous avons tenu à récupérer la statue de la vierge qui ornait la façade des bâtiments pour mémoire avant qu’elle ne se retrouve dans les déblais de démolition.

 Les photos de la restauration ...

Depuis le centre-ville en montant la côte à droite, se trouvait la grosse bâtisse qui appartint jusque 1914 à monsieur Eugène Hippolyte, horloger à paris. Y succédèrent les sœurs de saint-Vincent-de-Paul. Elles possédaient précédemment la construction jouxtant au-dessus (celle-ci figurait déjà sur un plan vers 1740, l’avaient-elles gardé en l’état ?). En 1895 elles y avaient fait démolir le vieux bûcher. La réunion de ces deux terrains et maisons verra plus tard une occupation plus importante : l’Accueil Saint-Jean-Baptiste).

ACCUEIL SAINT-JEAN-BAPTISTE – 89 rue Jean Jaurès à COUBRON (Seine-Saint-Denis)

1964 – 1981 - Père Henri DE BASHER

(Confer "Père Jean FOHRER")
Le Père Henri Debascher, un homme hors du commun, qui après avoir vécu vingt ans, missionnaire en Chine, avait peu à peu transformé en maison d'accueil, l'ancienne école des sœurs, une maison qui devait par la suite vivre de profondes transformations mais qui a toujours gardé son caractère de service et d'accueil, grâce aux nombreux paroissiens qui s'y sont investis, sans jamais mesurer ni leur temps ni leurs forces.

(Confer "Coubron à travers les siècles" juin 1994)
1978 est une année remarquable même si tous les Coubronnais n'en ont pas eu connaissance. Bien sûr il y eu le transfert de la mairie aux "Tilleuls", l'aménagement du restaurant scolaire à Paul Bert, la deuxième tranche des Bas Prés et la 3ème tranche du Parc Corot.

Mais c'est surtout le passage à l'Accueil Saint Jean-Baptiste de 650 Hmong et la personnalité du Père Henri de Basher qui retiennent l'attention.

Le Père Henri de Basher est né le 3 octobre 1904. En 1921 il entre à la Compagnie de Jésus et devient Jésuite. Il est missionnaire en Chine de 1932 à 1954. C'est pendant cette mission, en 1947, qu'il est arrêté et jugé par un tribunal populaire. Il va alors vivre 8 années ponctuées d'emprisonnement, de vie précaire et difficile sous la menace permanente de l'exécution sommaire. Henri De Basher résistera tant qu'il pourra ("L'Eglise ne fuit pas" disait-il) jusqu'à ce qu'il soit expulsé le 20 février 1955. Il sera curé de Coubron de 1964 à 1981 et décédera le 4 mars 1987. Sa forte personnalité et son expérience personnelle marquaient tous ceux qui l'approchaient.

1981 – 1992 – Père Jean FOHRER

En 1981, nommé à Coubron pour relayer un homme hors du commun, le Père De Bascher qui après avoir vécu vingt  ans, missionnaire en Chine, avait peu à peu transformé en maison d'accueil, l'ancienne école des Sœurs, une maison qui devait par la suite vivre de profondes transformations mais qui a toujours gardé son caractère de service et d'accueil, grâce aux nombreux paroissiens qui s'y sont investis, sans jamais mesurer ni leur temps ni leurs forces. J'ai pu vivre au sein de cette communauté de Coubron, une fraternité palpable et une véritable communion d'esprit et de cœur qui manifestement appelaient à l'amitié et au partage : et, ça aussi, ça ne peut s'oublier.

1987 – 1997 – Les Sœurs de la CHARITE SAINTE-MARIE

A la demande de Monseigneur Guy Deroubaix, les Sœurs de la Charité de Ste-Marie d'Angers viennent en 1987 prendre la gestion de la Maison diocésaine « Accueil St Jean Baptiste ». Le souhait de l'Évêque est que cette maison puisse être un lieu de formation pour laïcs, prêtres et religieuses, et qu’elle puisse éventuellement accueillir des personnes soucieuses de prendre un temps de recul pour quelques jours ou quelques heures.

La Congrégation est déjà présente à Noisy le Sec, aux Lilas et à Bobigny. Mais pour les trois Sœurs qui arrivent d'Angers, de la Province, c'est un vrai changement. Pourtant, accueillies et soutenues par le Père Jean Fohrer, elles vont bientôt apprécier tous ceux qui les entourent et se donner de toutes leurs forces et avec plaisir à leur mission d'accueil.

En 1989, la communauté est de quatre sœurs. Elle habite dans un pavillon situé dans l'enceinte de la propriété.

A la fin de cette même année 1989, l'évènement marquant est la rénovation de l'établissement. Les travaux vont durer six bons mois. Ils sont supervisés et dirigés par Monsieur Jean-Maurice Gaucher, architecte et ami de l'Accueil. Le Père Lacharpagne, chancelier de l'Évêché, décide des travaux à réaliser. Décisions parfois difficiles, compte-tenu des finances limitées du Diocèse.

Toute la maison est restaurée : l'électricité, les canalisations, les tapisseries, le plancher d'une salle, etc... Mais elle est aussi sens dessus dessous, sur les trois niveaux. Le chantier est énorme, le mobilier est à changer en particulier les lits et les matelas. Comment descendre tout cela du second étage? Une bonne solution est trouvée : une benne louée est disposée dans la cour et sommiers et matelas sont jetés par les fenêtres !!!

Et comment mettre en état l'ensemble de l'établissement pour pouvoir accueillir un groupe programmé pour une date précise, alors que les ouvriers sont encore là? Heureusement, des bénévoles de la paroisse viennent à notre secours. Les uns balaient, les autres lavent, ou réaménagent.. Trois familles d'amis se joignent aux bénévoles. Et tout le monde travaille dans la bonne humeur ! Un moment fatigant mais tellement sympathique ! L'Accueil St Jean Baptiste est l'affaire de tous et en particulier des paroissiens de Coubron, comme l'était le Logis Coubronnais. Il comprend alors deux salles à manger, trois salles de réunion et peut héberger au moins 60 personnes.

Tout est en place en temps voulu. A la fin des travaux, Monseigneur Guy Deroubaix vient bénir les nouveaux locaux. Il est accompagné du Père Jean Fohrer, curé de la paroisse, qui retrace l'histoire de la Maison et du Père Roland Lacharpagne, chancelier de l'Évêché.
Dans la suite de la rénovation des lieux, un oratoire est aussi aménagé. Les Sœurs s'y retrouvent pour la prière quotidienne. Il est à la disposition des prêtres qui viennent passer une ou deux journées de retraite, des petits groupes venus pour une réflexion et une prière, et à tous ceux qui le veulent.

Quelles-sont les personnes accueillies ?

L'Accueil est d'abord une Maison Diocésaine et donc ouverte en priorité aux activités du Diocèse. Les enfants et les jeunes en retraite de profession de foi ou de confirmation y viennent chaque année.
Le Conseil presbytéral s'y réunit parfois avec l'Évêque. Des jeunes de la Joc s'y retrouvent avec leur aumônier. Le MCC (Mouvement des cadres chrétiens) y fait son Assemblée générale annuelle. L'association Foi et Lumière aime y amener ses membres handicapés avec leurs parents, etc.

En dehors des groupes relevant du Diocèse, l'Accueil St Jean Baptiste reçoit aussi des pèlerins du Nord en partance pour Jérusalem et des écoles primaires de Vendée venues visiter la Capitale...

Et après la chute du mur de Berlin, des cars de pèlerins polonais se présentent pour un hébergement. Heureux de leur nouvelle liberté, ils sont avides de visiter la France et de réaliser un pèlerinage dans les sanctuaires marials : la rue du Bac, Rocamadour, Lourdes, La Salette, etc.

C'est aussi le lieu de la kermesse paroissiale, simple, joyeuse. Chaque année la sono fait résonner la musique et appelle à la gaité et à la convivialité. L'Accueil est complètement envahi et les Sœurs se réjouissent de voir qu'elles font bien partie prenante de la paroisse de Coubron !

Mais après 10 ans de présence, les Religieuses doivent quitter cette maison à laquelle elles sont très attachées. Appelées chacune à une autre mission, elles quittent Coubron en 1997 mais gardent des liens avec ceux qui les ont soutenues de quelque façon que ce soit.

La paroisse leur a réservé une sympathique petite cérémonie d'adieu et exprimé sa reconnaissance pour leur présence et le travail fourni.

Merci à Soeur Renée et à Soeur Marie-Thérèse pour ce témoignage historique.

1997-

Après le départ des sœurs un couple gérera la maison pendant plusieurs années, Gérard et Brigitte GUITRY qui mettront tout leur cœur à maintenir l’ambiance dans cette maison aidés par les bénévoles.

2017

Terrains et maison ont été vendus par le diocèse.

Merci ne nous contacter pour compléter ce mémoire sur l'Accueil Saint-Jean-Baptiste, contact...