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Paroissiens de Sainte-Bernadette en pèlerinage vers : Czestochowa, Oswiecim, Lagiewniki, Cracovie, Wadowice, Kalwaria

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Pèlerinage en Pologne

Paroissiens de Sainte-Bernadette en pèlerinage vers : Czestochowa, Oswiecim, Lagiewniki, Cracovie, Wadowice, Kalwaria

Témoignages de pèlerins

PÈLERINAGE  EN POLOGNE  2016

        En ce Lundi 24 octobre, nous étions 46 chrétiens( dont un bébé de 7 mois) animés par notre foi chrétienne, marchant sur les pas des saints de Pologne, JEAN PAUL II, Maximilien KOLBE, Ste FAUSTINE, à la rencontre de la Vierge Noire et bien d’autres…

        A notre arrivée à Katowice, notre guide francophone Malgorzata (Marguerite) nous attendait avec le chauffeur Robert.  De là, nous sommes partis en autocar vers Czestochowa. Une fois installés à la Maison des Frères de St Gabriel, nous pouvions voir la magnifique tour de la Basilique, haute de plus de 100 mètres, du monastère de Jasna-Gora, dont nous étions proches.  Après une visite rapide, je suis sorti  ébloui par tant de beauté, pas seulement celle de la riche décoration du lieu, mais aussi  la beauté spirituelle de tant de personnes, jeunes et moins jeunes, vénérant l’icône de la Vierge Noire posée sur son autel doré. Nous sommes restés peu de temps car il nous fallait retourner à la chapelle de notre hébergement  pour y assister à la messe célébrée par nos prêtres accompagnateurs. Après le dîner, nous sommes retournés à la basilique rejoindre le peuple polonais pour répondre comme eux à l’appel de Jasna-Gora, adoration à la Vierge qui a lieu tous les soirs à 21h. Là encore, nous avons pu mieux admirer, non seulement la basilique, mais surtout la ferveur des prières des fidèles présents, jeunes et moins jeunes, à celle qu’ils vénèrent.

       Le lendemain mardi 25, nous retournons à  JASNA GORA et là, accompagnés d’un guide spécialiste ,nous visitons l’ensemble du monastère et ses merveilles dont beaucoup dédiées à Notre Seigneur Jésus Christ, des tapisseries royales, des salles d’armes, des ornements de toute sorte, les tableaux des cardinaux, mais ce que j’ai admiré le plus, c’est le fameux Chemin de Croix, pensé longuement puis réalisé par un seul homme, Jerzy Duda Gracz , peintre natif de Czestochowa , qui a représenté toutes les scènes de la Passion du Christ ainsi que 4 tableaux après sa  Résurrection.                                 

       Après le déjeuner, nous sommes partis en car visiter le château fort d’Olsztyn, ou plutôt ses ruines, dans le Jura polonais sous un crachin écossais…    Le soir, retour à Czestochowa et après le dîner, nous retournons à Jasna-Gora  pour la prière du soir ; comme toujours, la Basilique est remplie de fidèles de tout âge, mais tous animés de la même ferveur dans l’adoration de la Sainte Vierge, notre Mère à tous,

      Le troisième jour, nous partons de bon matin à destination d’Auschwitz-Birkenau.  A  Auschwitz, le soleil a du mal à percer les nuages, on dirait qu’il a peur de se montrer.  Nous visitons quelques-uns des 28 baraquements en brique ; on nous montre la place où on assassinait à coup de pistolet et le poteau de pendaison, mais aussi les photos de femmes à qui on avait coupé les cheveux,  chacune avec son « numéro » ; on nous montre aussi les chambres à gaz, les fours crématoires et nous passons devant la  cellule où est mort St Maximilien Kolbe.  Puis, nous partons à Birkenau, où là on tue les gens dès leur arrivée : les valides à droite pour travailler, les enfants, les malades, les faibles à gauche ; ils sont dépossédés de tout ce qu’ils avaient, jusqu’ à leur retirer les couronnes dentaires avant de marcher vers la mort qui les attendait. Même leur croyance en DIEU est bafouée.

Des chambres à gaz sont un peu partout, des fours à crémation sont là aussi bien visibles avec leurs cheminées. Sur la voie, un wagon qui a transporté des dizaines de malheureux est là aussi, comme pour nous rappeler ce à quoi il a servi ; à proximité, beaucoup de baraques en bois sont là pour témoigner de ce passé sordide que personne ne peut comprendre… Une question me vient à l’esprit, pourquoi ? Pourquoi Seigneur  a-t-on pu en arriver à ces atrocités ?...          

       L’après-midi, nous partons visiter le sanctuaire de la Miséricorde Divine dédié à sainte FAUSTINE ;  nous visitons l’église Notre- Dame, elle aussi d’une incroyable beauté ; c’est là que nous pouvons prier devant l’original du tableau représentant le Christ que l’on retrouve dans toutes les églises polonaises avec l’inscription : « Jezus, ufam Tobie » (Jésus, j’ai confiance en Toi). Après la messe célébrée par nos prêtres, nous partons pour nous installer à la Maison d’Hôtes de l’Abbaye des Bénédictins de Tyniec près de Cracovie.

    Le jeudi 27, départ pour Cracovie, ancienne capitale de la Pologne, où nous visitons la colline de Wavel, la cathédrale des sacres et des tombeaux royaux, son autel de St Stanislas et le tombeau de Ste Edwige, puis nous allons dans l’église Notre-Dame admirer le célèbre et gigantesque retable de Veit Stoss . Sur la plus haute des 2 tours qui la surmontent, un pompier joue toutes les heures une mélodie à la trompette, ce qui attire une foule de badauds ! Nous traversons l’immense Grand-Place et sa Halle aux draps et nous nous nous dirigeons vers l’université Jagelonne où St Jean Paul II a étudié : dans la cour, nous assistons, les yeux levés vers le carillon, à un défilé d’automates. Après le déjeuner et la messe célébrée dans une chapelle de l’église Notre-Dame (chants interdits !),  nous profitons d’un temps libre sur la place et aux alentours. Après dîner en ville, retour à Tyniec.

      Le vendredi 28, visite à Wadowice, ville natale du pape Saint Jean Paul II. Nous visitons sa maison natale transformée en musée, accompagnés par une sœur excellente guide. Sur l’esplanade de l’église, sont inscrits sur des dalles les noms des pays visités par le pape : j’ai cru comprendre 189 visites dont 7 en France. Après déjeuner, nous visitons la Jérusalem Polonaise située sur une colline, où on peut admirer la magnifique basilique Notre-Dame-des- Anges et les 44 chapelles éparpillées sur les collines. Nos prêtres vont nous proposer  la réconciliation, puis la célébration de l’Eucharistie.  De là, nous sommes partis visiter à Wieliczka les fameuses mines de sel inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO.  Nous avons descendu des marches et des marches, jusqu’à  atteindre 135 m de profondeur.  Si la matière est fournie par DIEU, l’homme  l’a  façonnée, faisant même du carrelage en sel (avec les joints !) qui orne le sol d’une magnifique et grande église, la chapelle de Ste Cunégonde où on peut célébrer des offices ou même des concerts.

       Le samedi 29, dernier jour de notre pèlerinage, après la messe dans la chapelle de l’abbaye de Tyniec, nous nous dirigeons vers l’ancien quartier juif de Kazimierz où fut tourné le film  «  La liste de Schindler » ; nous visitons la Vieille Synagogue et, après le déjeuner, nous partons en autocar pour le quartier de Nowa Huta, voulu et construit du temps du communisme comme quartier ouvrier idéal. Nous nous arrêtons pour une visite de l’église l’Arche du Seigneur, symbole de l’opposition de l’Eglise polonaise au régime communiste…   puis transfert à l’aéroport et retour à  PARIS  où nous sommes arrivés vers minuit : une semaine inoubliable, un pèlerinage bien pensé et réussi.

       En conclusion, nous avons visité un peuple plein d’histoire, sans histoire et en même temps une histoire phénoménale, un pays tant de fois envahi par ses voisins, dépossédé de ses richesses, martyrisé … même son identité fut mise en cause ! Mais jamais personne n’a réussi à se l’approprier car ce peuple a un roi fidèle et ce roi, c’est DIEU à  qui les Polonais rendent grâce avec sérénité, amour, foi, confiance. Même si c’est sur leur sol que les pires atrocités ont été commises, jamais ce peuple n’a douté de DIEU, grand exemple pour nous et pour l’humanité, grande joie pour ses saints, pour le peuple et pour DIEU PERE, FILS ET ESPRIT SAINT  AMEN …               

 Manuel LOPES FERREIRA -  (Notre-Dame-de-Lourdes)

ITINERAIRE DANS L'HISTOIRE DE LA POLOGNE

 La Pologne s'est présentée à nous, dans tout son itinéraire historique avec son ambiguïté et son symbolisme.   Deux portes ont été franchies: celle de l'enfer et de la barbarie avec les exactions du nazisme et les camps d'extermination avant le joug du communisme, et celle de la miséricorde ( symbolisée  par la porte de la cathédrale Saint - Nicolas à Cracovie) avec ses Justes ( Edith Stein, Iréna Sendler,Maria Kotarva..) et ses Saints( Père Kolbe, Faustine , Jean Paul II..)

 Cette Pologne écartelée entre restes indélébiles du communisme et foi profonde, se pose la question suivante: « nous avons vaincu le communisme, le nazisme…mais saurons-nous vaincre le modernisme? »

En juin 1979, « réjouis-toi Mère Pologne »… 2 millions de Polonais participent au pèlerinage apostolique avec les autorités civiles.     « Nous étions nombreux, nous pouvions ensemble changer la Pologne! »
1980    « Solidarnosc »   « l'un et l'autre pour porter le fardeau, jamais l'un contre l'autre!! »
1999    Le parlement polonais affirme « seule la vérité rend les hommes libres!! »

Pour la 1ère fois, le Pape intervient devant les Chambres du Parlement réunies:

« Nous connaissons désormais la profondeur de l'action de la puissance Divine qui rend libre soigne et purifie »

2002 La Miséricorde Divine : « que le message de l'amour miséricordieux de Dieu atteigne tous les habitants de la terre, que s'accomplisse la promesse de Jésus : c'est ici que doit jaillir l'étincelle qui préparera le monde à sa venue ultime!! »

Nous avons enjambé les siècles, prié intensément la Vierge de Czestochowa,  puis Soeur Faustine.  « Immerge-toi dans ma miséricorde en l'adorant et en la glorifiant... je ne saurais rien refuser à l'âme qui me prie par ma passion! »

Nous garderons au cœur l'image d'une Pologne en marche vers la liberté et vers plus d'expansion économique, qui saura, espérons-le  conserver ses valeurs spirituelles…

Le pèlerinage fut joyeux, animé, quelquefois déjanté mais vite remis dans le recueillement par nos pasteurs fervents et chaleureux ; nous les en remercions vivement…

Alors, à quand le prochain ???

Marie-Françoise HUMBERT - (Sainte-Bernadette)

NOWA HUTA : «  La nouvelle fonderie »

Cette ville intégrée à la commune de Cracovie a d’abord une origine politique. L’idée des communistes était d’avoir un réservoir électoral de prolétaires proche de Cracovie. Sa construction a commencé en 1949.

Avec son aciérie, elle est construite sur des terres agricoles de l’Eglise, ne contenant ni charbon, ni minerai de fer et dont la production partira en URSS.

Nous parcourons en car ses avenues larges, boisées, toutes dorées par l’automne, contrastant avec les rues anciennes et étroites de Cracovie qui ne permettaient pas le passage des tanks en cas de soulèvement contre le régime.

Les autorités communistes voulaient de petits immeubles avec des passages facilitant la surveillance et les échanges entre prolétaires. Comme les Cracoviens ne voulaient pas déménager dans ces immeubles, le parti y a transplanté des gens de la campagne, sans possibilité de retour, leurs maisons ayant servi à la construction de la ville.

Nowa Huta était sensée être sans Dieu, donc sans église, puisque les habitants auraient tout à leur disposition : écoles, commerces, théâtre, sport, etc…

Mais les habitants souhaitèrent un lieu de culte. Seul était resté un monastère cistercien du XIIIè siècle, soit une paroisse pour 100.000 habitants. Insuffisant ! Manifestations, répressions… de guerre lasse, le régime autorisa la construction d’une église en 1950, mais sans aucune aide financière ni matérielle.

Entre 1967 et 1977, les habitants du quartier élevèrent l’église de leurs propres mains : «  l’Arche d’Alliance », allant chercher des galets pour ériger les murs. Les aides financières arrivent alors de l’Europe entière.

Cette église, symbole de la résistance et de la force de la foi du peuple polonais, est une hymne à la gloire de Dieu ainsi qu’à la protection de la Vierge Marie, reine de la Pologne. Son toit est une barque qui s’avance sur la mer « rouge » dont le mât est la croix libératrice surmontée de la couronne royale de Marie.

En y pénétrant, on est saisi par la grandeur et l’intimité du lieu. On arrive derrière le Christ qui se détache de la croix, symbole à la fois de la résurrection et de la volonté du peuple polonais de se libérer du joug communiste.

La simplicité de l’édifice contraste avec la richesse des églises baroques anciennes et invite au dépouillement en rejoignant l’essentiel de toute vie : le Christ, chemin, vérité et vie.

Marie-Stéphane DUPUIS - (56 BILLIERS)

 

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